battal
 
 
 

çiçekli - papatya
 
 

çiçekli - sümbül

Ebru
Turkish Marbling
by ezan Peya Gökçen.

(En Français ci-dessous)

Marbled paper, called ebru in Turkish, was used extensively in the binding of books and within the calligraphic panels in Turkey. 
The existing word ebre in Eastern Turkish, meaning variegated, points to the fact that marbling might have been known by the populations of Central Asia. Its origin might ultimately hark back to China, where a document  from the T'ang dynasty (618-907) mentions a process of coloring paper on water with five hues. In the early examples from the 16th c. in the Ottoman-Turkish era, ebru appears in the battal (stone) form, namely without any manipulation. Interestingly, several variations developed in time, giving us types such as gelgit, tarakli, hatip, bülbül yuvasi, çiçekli (respectively come-and-go, combed, preacher, nightingale's nest, flowered, etc.) An attempt has been made here to show some of its principal patterns, with samples by the master marblers of this century chosen from our collection.
Ebru technique consists of sprinkling colours containing a few drops of ox-gall on to the surface of the bath sized with kitre (gum tragacanth) in a trough. By  carefully laying the paper over the bath, the floating picture on top of it is readily transferred to the paper; thus, each ebru is a one of a kind print. To obtain beautiful ebru results, one needs to have a light hand, refined taste, and an open mind to the unexpected patterns forming on the water. Patience and a good knowledge of traditional culture are characteristic of ebru masters.
After the 1550's, booklovers in Europe prized ebru, which came to be known as ‘Turkish papers’. Many specimens in their collections and in the several album amicorum books are visible today in various museums. Also, early texts dealing with ebru, such as “Discourse on decorating paper in the Turkish manner”, published in 1664 by Athanasius Kircher in Rome, helped to disseminate the knowledge of this kind of marbling art. There is agreement amongst scholars that  the so-called Turkish Papers played a colourful influence on the book arts in Europe.

batip
 
 
 

bülbül yuvasi
 
 
 

kumlu
( + hatip)



hatip
 
 

gelgit
 
 

sal

Ebru
Papiers Marbrés Turcs
par ezan Peya Gökçen.

(English above)

En Turquie le papier marbré, appelé ebru, a été souvent utilisé dans la reliure et en combinaison avec les calligraphies. L'existence du mot ebre pour dire étoffe multicolore dans le turc oriental est une indication probable de la connaissance d'ebru parmi les populations de l'Asie Centrale. L'origine de la marbrure remonte en effet à la Chine. Un document écrit dans ce pays sous la dynastie T'ang (618-907) parle d'un papier décoré à cinq couleurs.
Dans la période Turco-Ottomane, les plus anciens exemplaires du XVIe siècle montrent une forme de décor battal, c'est-à-dire caillouté, sans aucune manipulation. Plus tard, des variations intéressantes ont donné les types suivants: gelgit, tarakli, hatip, bülbül yuvasi, çiçekli, etc; ce sont respectivement va-et-vient, peigné, prêcheur (avec des corolles distribuées d'un certain ordre), nid de rossignol, fleuri. Ce calendrier rassemble une sélection de principaux types d'ebru avec des exemplaires, tirés de notre collection, des maîtres renommés de notre siècle. Pour exécuter l'ebru, les couleurs sont mélangées avec de l'eau et quelques gouttes de fiel. On les éparpille ensuite sur la surface d'un liquide préalablement densifié avec du kitre (gomme adragante). Le transfert du décor sur le papier est réalisé en déposant délicatement celui-ci sur la marbrure ainsi préparée, flottant à la surface du liquide. Chaque feuille d'ebru est donc unique. Une main légère, un goût raffiné, agilité d'esprit pour captiver les dessins au moment juste, aussi, une bonne dose de patience ainsi que la connaissance de la culture traditionnelle turque étaient également des caractéristiques d'un bon maître d'ebru.
Les bibliophiles en Europe, à partir de 1550, possédaient dans leurs collections des feuilles d'ebru, qu'ils appelaient papiers de Turquie. On peut les trouver aussi insérés dans des album amicorum, aujourd'hui en exposition dans divers musées. Les textes qui traitent d'ebru, comme celui d'Athanasius Kircher, publié en 1664 à Rome, ont fait sûrement mieux connaître ce genre de marbrure un peu partout . Les chercheurs s'accordent sur le fait que le papier ebru a exercé une influence coloriée dans l'art du livre en Europe.

çiçekli - lale
 
 

hatip
 
 

çiçekli - lali demeti